Amanite tue-mouches

L'Amanite tue-mouches ou fausse oronge est une amanite particulièrement commune, elle est l'image d'Épinal des champignons dans les livres pour enfants.



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Champignon (nom vernaculaire) - Champignon hallucinogène - Amanitacée

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L'Amanite tue-mouches ou fausse oronge (Amanita muscaria) est une amanite particulièrement commune, elle est l'image d'Épinal des champignons dans les livres pour enfants.

Description morphologique

Son chapeau (jusqu'à 15-20cm de diamètre) est rouge vif (Europe) ou orangé (Amérique du Nord) et parsemé de flocons blancs, ses lames sont blanches, mais aussi son pied. Ce dernier, qui mesure jusqu'à 20-25cm de longueur, est bulbeux et ne possède pas de véritable volve, par contre il est orné d'un anneau large, aussi blanc.

Il existe une variété d'Amanite tue-mouches où les flocons sont jaunes : il s'agit de la variété formosa (voir photo ci-contre).

Habitat

Elle pousse plutôt dans les forêt de feuillus (plutôt des bouleaux) , mais également sous des conifères, de l'été jusqu'à la fin de l'automne, fréquemment en groupe dans lesquels on peut voir des exemplaires à différents stades de maturation.

Toxicité

C'est un champignon toxique pouvant provoquer de graves troubles gastro-intestinaux et neurologiques.

On croyait jadis que la muscarine était la substance toxique, d'où le nom. Des recherches ultérieures impliquent une autre substance, l'acide iboténique qui est un hypno-sédatif. Elle contient aussi du muscimole, une substance hallucinogène.

La toxicité de l'Amanite tue-mouche n'est pas identique[précision nécessaire] avec celle des autres amanites toxiques (Amanite phalloïde, Amanite printanière... ).

Les effets toxiques de ce champignon disparaissent le plus souvent après une période de 4 à 8 heures.

Confusion envisageable

Si l'Amanite tue-mouches est délavée, qu'elle a perdu ses flocons (voir photo ci-contre) certaines personnes peuvent la confondre avec l'amanite des Césars ou Oronge, qui est un champignon comestible.

Tableau comparatif
Nom du champignon Aspect du chapeau Couleur du pied et des lames Forme de la volve
Amanite tue-mouches parsemé de petits flocons blancs blanc bourrelet floconneux
Amanite des Césars nu avec quelquefois des grands lambeaux de volve jaune d'or blanche, épaisse en forme de sac

Usage courant
L'amanite tue-mouches fut particulièrement tôt utilisée en Europe comme insecticide dilué dans le lait, d'où son nom vernaculaire. La muscarine extraite de ce champignon a permis de caractériser un récepteur synaptique sensible à l'acétylcholine, nommé récepteur muscarinique.

Usage rituel

Les druides et les sorciers l'utilisaient aussi à des fins chamaniques comme le peyotl au Mexique (cf. Castañeda). Suivant une préparation spécifique, elle était censée faire entrer le pratiquant dans d'autres réalités de conscience et interférer avec le monde des esprits, du fait de son caractère hallucinogène. [citation nécessaire]

Le caractère psychotrope est attribué au muscimole ainsi qu'à la muscazone (issu[Qui ?] de l'acide iboténique lorsque le champignon est séché). Ces principes sont éliminés par les urines qui peuvent être réabsorbées comme boisson enivrante[1].

La première observation de cet usage est attribuée au cartographe suédois Philip von Strahlenberg en 1730 qui en relève l'usage par divers peuples du Kamtchatka, mais en fait cet usage concerne aussi d'autres peuples résidant dans des régions voisines de l'Oural. Cet usage y a continué au moins jusqu'à la fin du XIXe siècle et pourrait remonter à plus de 4 000 ans selon certaines études linguistiques[1].

L'amanite est consommée mâchée ou bue après dilution des principes actifs dans du lait, de l'eau chaude, du jus de myrtilles.

Galerie d'images

Notes et références

  1. ab Denis Richard, Jean-Louis Senon, Marc Valleur, Dictionnaire des drogues et des dépendances, Larousse, 2004 (ISBN 2-03-505431-1)  

Bibliographie

Voir aussi

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La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 11/09/2009.
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