Calambac

Le calambac, ou «gaharu,» «bois d'agar», «bois d'argile», «bois d'aloés» est une résine naturelle produite par le bois malade de certains d'arbres du sous-étage forestier de forêts tropicales d'Asie du Sud-Est.



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Phytothérapie - Thymelaeaceae - Encens

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  • aquilaria, alim, bois d'alœ, calambac, calambour d'aquilaria.... 2 000 tonnes d'aquilaria (d'espèces inconnues) pendant ces 3 mêmes années.... (source : wwf)
  • Ses 900 autres aquilarias servent à la production de calambac.... L'ensemble des espèces de calambac sont aujourd'hui menacées d'extinction à cause de leur... (source : cocoledico)

Le calambac, ou «gaharu, » «bois d'agar», «bois d'argile», «bois d'aloés» (ou «bois de gélose» pour les scientifiques) est une résine naturelle produite par le bois malade de certains d'arbres du sous-étage forestier de forêts tropicales d'Asie du Sud-Est .

Ces arbres appartiennent aux genres Aquilarias, Gyrinops   (es) et moindrement à d'autres genres de la famille des Thymelæaceæ, dont Ætoxylon   (es) , Gonystylus   (en) , Phaleria   (es) et peut-être Enkléia   (es) et Wikstrœmia.

On attribue au bois de gélose diverses vertus, contre les maux de ventre, certaines maladies cardio-vasculaires, les neuropathies ou encore contre les nausées et l'asthme. Son huile est connue éloigner les insectes. Les musulmans parfument volontiers leurs bains avec cette essence lors du Ramadan.

Il existerait au moins une vingtaine d'espèces d'aquilarias produisant du calambac, mais le plus précieux est connu apporté par Aquilaria crassna quand il est infecté par certains champignons et/ou bactéries.

Cette résine particulièrement odorante et riche en molécules complexes, est produite par le bois vivant en réaction à certaines agressions physiques (blessures, feu) ou biologiques (attaques d'insectes xylophages, de bactéries et champignons).

Les espèces d'aquilarias sont aisément confondues avec l'ensemble des espèces de Gyrinops . Ces arbres étant devenus rares, le commerce du calambac menace toutes ces essences. [1].

Les aquilarias ont été particulièrement surexploités depuis les années 1970 et sont dans les années 2000 reconnus comme menacés de disparition sur la majeure partie de leur aire de répartition. néenmoins, seul Aquilaria malaccensis Lamk. , est inscrit à l'annexe II de la CITES.

Des recherches sur l'ADN conduites par l'herbier national des Pays-Bas devraient bientôt favoriser l'identification des arbres et de leurs produits végétaux, ce qui est indispensable pour contrôler la légalité du commerce de ces bois, mais la reconnaissance ADN restera un certain temps coûteuse et/ou peu accessible pour les pays et régions où ces arbres poussent.

Valeur économique

Le Calambac est commercialisé sous forme de poudre ou de copeaux ou d'huile principale. Il est particulièrement recherchés par la médecine traditionnelle asiatique et de plus en plus depuis une quarantaine d'année par l'industrie des cosmétiques et de papiers et d'encens parfumés.

Le commerce du Calambac est pluriséculaire en Inde et Asie du Sud-Est, mais il s'est accru récemment au point d'avoir fait disparaître les espèces d'arbres qui le produisent d'une grande partie de leur aire normale de répartition, et jusque dans les zones théoriquement protégées (parcs et réserves naturelles). Ce produit fait l'objet d'un commerce illégal important[2] qui rendent le commerce du bois de gélose vulnérable en termes de développement durable[3].

La CITES s'inquiète aussi du fait qu'tandis qu'jadis on n'abattait que des arbres produisant du bois d'agar, autrement dit infectés par des champignons et bactéries, aujourdh'ui on coupe aussi des arbres sains pour vendre le bois en poudre ou copeaux de mauvaises qualité[4].

Il fait l'objet d'une exploitation multiséculaire, dans l'ancienne Cochinchine et au Cambodge. Les statistiques commerciales sont particulièrement incomplètes, surtout à cause de l'illégalité d'une partie du commerce. Mais un calambac de qualité se vendait de 6000 à 6500 dollars le kilo et son essence parfumée de 7000 à 7500 dollars le litre vers 2003. Les acheteurs sont en particulier le Japon, Taiwan, Corée du Sud, la France et le Moyen-Orient (Arabie saoudite et Emirats arabes unis). Certaines sources[5] estiment les besoins mondiaux à 1000 tonnes par an (en 2007). Le VietNam en apporte officiellement 80 tonnes/an au maximum, mais l'arbre sauvage y est en rapide et important déclin depuis les années 1990. (Quan-Le-Tran; Qui-Kim-Tran; Kouda-K; Nhan-Trung-Nguyen; Maruyama-Y; Saiki-I; Kadota-S. 2003. A survey on agarwood in Vietnam. Journal-of-Traditional-Medicines. 2003, 20 : 3, 124-131. )

Régulation du commerce ?

L'UICN et la CITES, à la demande de l'Indonésie réfléchissent à une protection des essences produisant le calambac, ce qui en limiterait le commerce[6] par son inscription sur la liste II de la CITES, tandis que huit espèces d'aquilarias sont déjà sur la liste rouge des espèces menacées de l'UICN (+ 1 espèces dans la catégorie "données insuffisantes"). Le comité pour les plantes de la CITES a recommandé une évaluation de l'ensemble des espèces produisant du bois de gélose.

Le programme Asia Pacific Forest Genetic Resources Programme (Apforgen) a aussi reconnu cette espèces comme prioritaire, pour le Cambodge surtout [7]

Plantations

Des plantations de diverses espèces et sous-espèces d'aquilarias (et de Gyrinops versteegii) sont testées surtout en Indonésie, au Viet Nam, et au Cambodge, avec des densités atteignant 1.000 pieds par ha, exploités dès 4 à 7 ans. La graine pousse aisément, mais selon la CITES [8]), l'inoculation artificielle de champignons par différents types de blessures génèrées, visant à susciter le bois d'agar, n'a donné que de médiocres résultats[9]. Cat Tiên, Trân Van Quyê, forestier devenu planteur d'aquilaria au Vietnam, signale que la larve d'un insecte phytophage (Bù xè en vietnamien) en se développant dans le du tronc de l'Aquilaria crassna est source d'un calambac d'une plus grande qualité.

Notes et références

Sources principales : CITES, UICN

  1. Sustainable trade in Bois d'agar et Ramin in Indonesia. Document présenté au Workshop on National Strategy on Conservation et Trade of Arbres en Indonesie. Indonesian Institute of Sciences-Center for Biological Research, Bogor, September 2003.
    Sœhartono, T. et A. Mardiastuti, 2002. CITES Implementation in Indonesia. Nagao Mondial Environmental Foundation
  2. (TRAFFIC Southeast Asia 2004 in litt., to IUCN/TRAFFIC Analyses team, Cambridge, UK. )
  3. Sœhartono, T. and Newton, A. C. 2002. The gaharu trade in Indonesia : Is it sustainable? Economic Botany 56 (3)  : 271-284.
  4. (CoP13 Prop. 49 – p. 3)
  5. Article du 14 janvier 2007 du Courrier du VietNam
  6. CDP 13, proposition 49
  7. Document APFORGEN
  8. Document Cites/Proposition 49 faite à la COP 13
  9. Pojanagaroon, S. and Kæwrak, C. 2005. Mechanical methods to stimulate alœs wood formation in aquilaria crassna pierre ex h. lec. (kritsana) trees Acta Hort. (ISHS) 676 :161-166

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