Figuier commun

Le figuier commun est un arbre fruitier de la famille des Moracées qui donne de délicieux fruits comestibles nommés figues.



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Flore (nom vernaculaire) - Arbre fruitier - Ficus - Plante médicinale - Phytothérapie - Bonsaï

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  • Ficus Carica se nomme aussi Ficus Caprificus ou figuier commun et appartient à la famille des Moraceæ (famille des mûre). Le figuier commun est ... (source : rarexoticseeds)
  • Ficus carica, le figuier commun, fait partie des seuls arbres, avec l'amandier à perdre ses feuilles en hiver dans la région méditerranéenne.... (source : jardin-des-senteurs)

Le figuier commun (Ficus carica L. ) est un arbre fruitier de la famille des Moracées qui donne de délicieux fruits comestibles nommés figues. Le figuier commun est l'emblème du bassin méditerranéen, où il est cultivé depuis des millénaires.

On l'appelle aussi "figuier de Carie" ou "arbre à cariques ". Le nom générique Ficus est le nom latin du figuier. L'adjectif spécifique carica'veut dire venant de la Carie, ancienne province d'Asie mineure d'où le figuier est supposé provenir.

Le figuier mâle (quelquefois nommé "figuier sauvage"), qui ne donne pas de fruits comestibles, est nommé «caprifiguier».

Caractéristiques botaniques

Le figuier forme une exception dans le monde botanique, car :

Pour la production, seule les variétés femelles sont cultivées, elles peuvent être bifères ou unifères.

Description

Le figuier commun est un petit arbre, le plus fréquemment de trois à quatre mètres de haut, mais qui peut atteindre jusqu'à huit mètres dans des conditions climatiques ou d'environnement adaptées surtout prés des sources ou des puits, au tronc fréquemment tortueux, au port fréquemment buissonnant.

Les feuilles sont caduques, rugueuses, finement velues, assez grandes (jusqu'à 25 cm de long). Elles sont pourvues d'un long pétiole et d'un limbe palmatilobé, profondément divisé en trois à sept lobes crénelés (le plus fréquemment cinq) de forme variable scindés par des sinus arrondis.

Les fleurs sont regroupées en inflorescences spécifiques nommées sycones, qui sont tout simplement les futures figues. Ces inflorescences consistent en un réceptacle, charnu à maturité, refermé sur lui-même à l'exception d'une minuscule ouverture à l'opposé du point d'insertion du pédoncule, de forme générale de petite poire, et qui contient plusieurs centaines de fleurs atrophiées.

A maturité, les fruits, ou figues, sont selon les variétés de couleur vert pâle ou violette.

Toutes les parties de la plante (rameaux, feuilles, fruits) contiennent un latex blanc et irritant.

Distribution

Figuier commun

Cette espèce semble originaire d'une vaste zone de climat tempéré chaud, englobant le pourtour du bassin méditerranéen jusqu'à l'Asie centrale (Azerbaïdjan, Afghanistan, Iran, Pakistan).

La culture de l'espèce s'est propagée dans l'ensemble des régions tropicales et subtropicales du monde. Le figuier commun s'est plus ou moins naturalisé en Europe et en Amérique du Nord.

Culture

Peu compliqué et peu strict, le figuier sait se débrouiller tout seul et peut produire particulièrement longtemps. La taille est facultative.

Arbre méditerranéen, il résiste bien à la chaleur ainsi qu'aux terrains arides et pauvres.

Il se bouture particulièrement aisément en prélevant à la fin de l'hiver un rameau d'une vingtaine de cm avec bourgeon terminal intact qu'on plante tel quel dans un substrat maintenu humide[1].

Fécondation

Figue

Les figuiers mâles (dits aussi figuiers de bouc, caprifiguiers ou figuiers sauvages) ne produisent que des figues-fleurs qui ne parviennent jamais à maturité. Ils se développent en symbiose avec de petits insectes de la famille des Agaonidæ, les blastophages, vivant dans les figues fleurs.

Certaines variétés telles que "Madeleine des 2 Saisons", "Ronde de Bordeaux" ou "Marseillaise" sont autofertiles (les fruits sont dits parthénocarpiques), d'autres ont besoin d'une reproduction sexuée (caprification) mettant en jeu un figuier mâle et les blastophages.

Résistance au froid

En dehors de son habitat d'origine, le figuier commun peut résister au gel hivernal jusque -15°C. Pour cela, il est recommandé de choisir des variétés précoces et en particulier autofertiles (le blastophage indispensable à la reproduction sexuée ne se développe pas dans les régions froides comme le Nord de la France par exemple). Il faudra aussi cultiver l'arbre en terrain le plus chaud et sec envisageable (exposition Sud ou Sud-Ouest ) et bien drainé. Pour limiter la présence de rameaux non lignifiés (les plus sensibles au froid) en hiver, on utilisera peu d'engrais au printemps et plus du tout après la fin Juin. Dans ces conditions, l'arbre pourra bien lignifier à la fin de l'été avant l'arrivée du froid. On veillera aussi à protéger en hiver les jeunes plants plus sensibles au froid que les arbres adultes. Pour les arbres en pot, limiter largement ou alors cesser les arrosages en hiver. Il peut arriver que les parties non lignifiées de l'arbre souffrent du froid mais cela n'empêche pas l'arbre de "repartir" au printemps suivant. Veiller cependant à ce que les jeunes bourgeons ne soit pas trop exposés aux gelées tardives de printemps. En région froide, il n'est pas rare que les variétés bifères ne produisent qu'une seule fois vers la mi-juillet.

utilisation du suc de figuier et sa composition

Le latex du figuier peut se rapprocher de celui du caoutchouc (ficus) . Ce dernier a cependant été supplanté par l'hévéa, espèce non apparentée, pour la production de caoutchouc (matériau) naturel.

Hébreux
  • Ezéchias, guéri par un cataplasme de lait de figuier [5].

Grecs
  • Homère, dans l'Iliade, chant 5, vers 902 mentionne que le suc de figuier trouble le lait[2]
  • Empédocle d'Agrigente mentionne aussi ce fait dans De la Nature (fragment 33)  ;
  • Hippocrate dans Des Maladies des femmes donne plusieurs utilisations médicinales[3] ;
  • Aristote mentionne le lait de figue pour cailler le lait dans son Histoire des animaux[4] ;
  • Dioscoride liste aussi plusieurs utilisations médiciales[5] ;
  • Plutarque, dans Œuvres morales, Propos de table, livre VI, chapitre 10, explique que le suc du figuier attendrit les chairs des victimes pendues à un figuier[6].

Romains
  • Aulus Cornelius Celsus, dans son Traité de médecine, mentionne divers cataplasmes de figue, livre V, chapitres V, XI, XII, XV, XVIII § 7, 27 32, XXI § 1, XXVIII § 2, 11, 13, 14 [6])  ; livre VI, chapitres III, VI § 15, IX, X, XIX [7] ;
  • Pline l'Ancien mentionne une sorte d'arsenic dans le suc de figuier [8] ;
  • D'autres sources indiquent une utilisation du lait de figue pour attendrir les viandes (entourées dans des feuilles de figuier) [9].

Moyen-Âge et époque moderne

  • Le Liber Diversarum Artium de Montpellier mentionne le lait de figue comme liant végétal pour colorants [10] (le texte du traité est en latin, mais une traduction est donnée par Jean-Pierre Rose dans un mémoire de maitrise de 1979, disponible à la Bibliothèque de la faculté de médecine de Montpellier [11]). Aussi utilisé en mélange à l'œuf entier pour le même usage ([12])  ;
  • L'Encyclopédie indique que de nombreux remèdes anciens à base de suc de figuier ne sont plus reconnus comme valables [13] ;
  • Mention d'une étude des particules du suc de figuier en 1865, [14] ;
  • Dans les comptes-rendus hebdomadaires de l'Académie des Sciences, 1880 (t. 91), p. 67, Sur un ferment digestif contenu dans le suc de figuier par M. Bouchut [15], l'auteur montre que le suc de figuier peut comme les autres latex digérer les matières albuminoïdes.

Culture populaire
  • Actuellement, toujours utilisé en gastronomie algérienne [16] ainsi qu'à Majorque [17] ;
  • En médecine populaire, utilisé pour soigner les verrues, [18] ;

Notes et références

  1. * Une méthode avancée de bouturage du figuier
  2. Iliade, traduction de Paul Mazon pour les Belles Lettres.
  3. [1]
  4. [2]
  5. [3]
  6. [4]
  • Valdemiro C. Sgarbieri, Shashikant M. Gupte, Donald E. Kramer, and John R. Whitaker, Ficus Enzymes. I. Separation of the proteolytic enzymes of ficus carica and ficus glabrata latices, The Journal of Biological Chemistry, Vol. 239 No 7, Juillet 1964, texte intégral ;
  • Donald E. Kramer and John R. Whitaker, Ficus Enzymes. II. Properties of the proteolytic enzymes from the latex of Ficus Carica variety kadota, J. Biol. Chem. Kramer and Whitaker 239 (7)  :2178, texte intégral ;
  • C. Dechamp, J. C. Bessot, G. Pauli, P. Deviller, First report of anaphylactic reaction after fig (Ficus carica) ingestion, Allergy. 1995 Jun;50 (6)  :514-6, [19] ;
  • M. Gibernau, H. R. Buser, J. E. Frey, M. Hossært-McKey, ''Volatile compounds from extracts of figs of ficus carica, Phytochemistry, Volume 46, Number 2, September 1997, pp. 241-244 (4), DOI :10.1016/S0031-9422 (97) 00292-6, [20] ;
  • Alziro de Amorina, Helcio R. Borbab, Jorge P. P. Carautac, Daíse Lopesd, Maria A. C. Kaplane, Anthelmintic activity of the latex of Ficus species, Journal of Ethnopharmacology, Volume 64, Issue 3, March 1999, Pages 255-258 DOI :10.1016/S0378-8741 (98) 00139-1, [21].

Liens externes

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La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 11/09/2009.
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