Valériane officinale

La valériane officinale est une plante herbacée vivace de la famille des Valérianacées.



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Flore (nom vernaculaire) - Valerianaceae - Plante médicinale - Phytothérapie

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La valériane officinale (Valeriana officinalis) est une plante herbacée vivace de la famille des Valérianacées.

Autres noms vernaculaires : Valériane à petites feuilles, Valériane des collines mais également Valériane sauvage, Herbe aux chats, Herbe de Saint-Georges, Herbe à la meurtrie[1].

Description

Aspect général

Elle possède une souche verticale brun fauve, aux racines épaisses. La tige, qui peut atteindre 1 mètre, est cylindrique, striée, dressée, légèrement rameuse au sommet. Les feuilles, opposées, sont profondément divisées en sept à vingt et une folioles oblongues, pointues, beaucoup ciselées. Les fleurs sont petites et de couleur blanc rosé. Elles sont visibles de mai à août, groupées en corymbes à l'extrémité de la tige. Le fruit est ovale, surmonté d'une aigrette plumeuse. Elle rentre en particulier actuellement dans la composition de médicaments anti-spasmodiques.

Un peu d'histoire

Inflorescence

Valeriana vient de valere, qui, en latin, veut dire «bien se porter», la plante détend, le moral est bon.

La valériane, qui se reconnait aisément à son odeur particulièrement spécifique, était appelée «phu» par les Grecs et Romains anciens. Pline l'a déjà signalée comme le remède des contractions nerveuses et plusieurs auteurs des XVIIe et XVIIIe siècles la considèrent comme le spécifique de l'épilepsie.

Au Moyen-Âge, c'était l'herbe «de l'ensemble des maux», de là un de ses surnoms de «guérit-tout» et de «herbe des simples». On raconte même que le joueur de flûte, qui avait débarrassé le village de Hamelin (Allemagne), se serait servi de racine de valériane pour attirer les rats hors du village.

Dans la campagne de Bologne (Italie), on croyait jadis qu'il y avait une valériane mâle (valérien) et une valériane femelle. On attribuait aussi à la valériane le pouvoir de chasser les elfes. Cette plante n'a pas cessé d'être utilisée au cours des siècles pour ses vertus tranquillisantes, et l'ensemble des soignants d'Europe la conseillaient. Elle est toujours utilisée aujourd'hui.

La valériane était particulièrement consommée au cours des deux dernières guerres, pour faire face aux divers traumatismes nerveux occasionnés par les horreurs.

Dans le langage des plantes, elle est le symbole de la facilité et de l'aisance.

Cette plante est aussi surnommée "herbe aux chats" car les chats raffolent de son odeur.

Parties utilisées

Le rhizome ovoïde avec les racines.

Composition chimique

Propriétés médicinales

Feuilles caulinaires

Les souches et racines ont des propriétés sédatives.

C'est un excellent remède pour les contractions nerveuses. On l'utilise comme sédatif et calmant de l'hystérie, contre les manifestations névralgiques telles que l'insomnie, la névrose, les crampes d'estomac, mais aussi pour calmer les troubles de la ménopause et les spasmes de toute nature. En association avec d'autres remèdes, on l'emploie pour soigner l'épilepsie. Elle peut causer des hallucinations selon Santé Canada.

Indications

Il ne faut jamais trop prolonger une cure à base de valériane. Interrompre et , le cas échéant, reprendre après 15-20 jours en alternant avec d'autres produits aux propriétés analogues.

Il faut noter une particularité intéressante de la valériane : si elle agit comme du calmant sur l'homme, son influence est idéalement inverse sur les chats. En réalité, elle provoque l'état proche de l'alcoolémie et d'euphorie cannabique chez les félins[2].

Culture et récolte

Très commune en Europe, la valériane préfère les sols frais et humides, elle ne pousse pas au-dessus de 1 000 mètres d'altitude. Sa multiplication s'effectue par semis des graines au printemps, ou par division des touffes à l'automne. La culture de la valériane est en particulier pratiquée en Allemagne, en Hollande, en Belgique et en Europe de l'Est .

La récolte s'effectue à l'automne, les racines sont lavées, coupées, mises à sécher dans des locaux chauds. Ne récolter que les plantes âgées de trois ans au minimum.

Le séchage, qui est assez long, développe une odeur forte et spécifique. Pour éviter d'«embaumer» votre maison, conservez-les après séchage dans des récipients hermétiques.

Les racines de valériane sont utilisées en macération à l'eau froide ou en infusion. La macération restant néanmoins le procédé le plus efficace.

Références

  1. Valériane officinale A. Truelle - Supplément à La Nature N° 2710 - 13 mars 1926
  2. Les vertus des plantes page 13, Jean-Marie Pelt, 2005

Liens externes

Taxinomie :

Autres sites :

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La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 11/09/2009.
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